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Au sommaire de septembre (n° 517) :
HOMMAGE : Lionel Régal.
ESSAIS : Porsche 911 Turbo S, Audi TT 2.0 TFSI quattro S-Tronic, Audi RS5, Renault Mégane Coupé GT, Renault Mégane RS Digiservices 305 ch
ESSAI COURSE : Mygale SJ 2001 Formule Zetec.
GUIDE : Nos sportives préférées.
RALLYE : Finlande/Allemagne WRC, la chronique de Sébastien Loeb et Daniel Elena, Madère IRC, le Team 2C Compétition en IRC, Rencontre Marc Amourette, rallye Terre de Langres, Coupe de France.
MONTAGNE : Mont-Dore, les Formule Renault 2.0 et Clio Cup en côte, Présentation Finale de la Coupe de France de Châtel-Guyon.
CIRCUIT : portrait Christophe Lefranc (Bioracing Series).
TERRE : Les jeunes loups de la D4 en rallycross, Autocross et Sprint Car (Saint-Georges de Montaigu), interview Teddy Baudet, Rallye TT (Orthez-Béarn), 2 CV Cross (Pont de Ruan-Chaillac).
SLALOM : Présentation Finale de la Coupe de France (Villars-sous-Ecot).
+ le Journal des régions, les petites annonces, le courrier, la photo du mois, le calendrier, les miniatures, les livres, la chronique Histoire, etc.
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Un destin
Le sport automobile est souvent fait de destins exceptionnels. A plus d’un titre, celui de Lionel Régal en est un. Fils de pilote, il baigna dans l’ambiance des courses et, comme beaucoup, il eut le désir de prendre le volant à son tour, ce qu’il fit, depuis une modeste Opel Corsa jusqu’au proto Norma Alfa Romeo. En 1997, lorsque son père se tua à Tarbes-Osmets, Lionel Régal, loin de tourner le dos à sa passion, décida courageusement de reprendre le flambeau familial au volant d’une Formule 3000. C’est à partir de ce moment que son destin prit une tournure exceptionnelle.
Méthodiquement, et avec une volonté de tous les instants, il apprit le métier et s’attaqua à la forteresse Chambérod. On le sait, l’histoire de la course de côte est constituée de règnes successifs. Bernard Chambérod était dans la lignée des Mieusset, Tarrès et Boccard. Le maître absolu. Pour Lionel, la mission était claire : il fallait arriver à égaler, puis à dépasser la référence de la discipline. Ce qu’il fit, pour succéder à son tour à ses illustres prédécesseurs. Cinq titres successifs de champion de France, assortis d’une couronne européenne en 2008, achevèrent de faire de lui le nouveau roi de la montagne. Un sixième titre consécutif – une première dans le domaine – était en route lorsque le sort en décida autrement en ce triste dimanche 15 août. Le fils rejoignait le père, qu’il avait dépassé sur le plan sportif, dans une tragédie familiale comme il en existe peu dans l’histoire de notre sport. Dans dix ans, dans vingt ans et bien après, on se souviendra des Régal comme de l’histoire exceptionnelle d’une passion partagée jusqu’au sacrifice ultime. Un destin terrible, qui nous a plongés dans une grande tristesse, mais qui suscite admiration et respect. Les courses sur route sont par définition les plus dangereuses, mais les montagnards qui roulent en voitures ouvertes sont sans doute aujourd’hui les derniers à prendre des risques « à l’ancienne », dans un décor naturel bien loin d’offrir la sécurité des circuits pour lesquelles ces autos ont été conçues.
La discipline est aujourd’hui orpheline à plus d’un titre : elle a en effet perdu son champion emblématique, mais aussi un pilote très impliqué dans les questions réglementaires et qui avait contribué à moderniser la discipline en développant une structure de location très professionnelle. A l’évidence, « l’après Régal » ne sera pas facile à gérer pour ses successeurs. Mais ceux-là pourront se dire qu’ils avaient réussi, comme Lionel en son temps, à inquiéter, parfois même à dépasser le maître. Ils n’en auront que plus de fierté à assumer l’héritage, et à reprendre, à leur tour, le flambeau…
William Pac
Rédacteur en chef
Lionel Régal (21 juillet 1973 – 15 août 2010)
(photo Benoît Gros)
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